Les informations utilisées
Le calcul utilise le carburant ou l’énergie du véhicule actif, sa capacité, sa consommation moyenne, le niveau restant, la position de l’utilisateur et les stations ayant un prix valide dans le rayon choisi. Consulter un autre carburant sur la carte ne change pas silencieusement le calcul du véhicule.
Pour une voiture thermique, la capacité est exprimée en litres et la consommation en litres pour 100 kilomètres. Pour une voiture électrique, la capacité est exprimée en kWh et la consommation en kWh pour 100 kilomètres. Les deux quantités ne sont jamais mélangées.
Étape 1 : quantité à compléter
La quantité théorique à acheter est calculée par : capacité × (100 − niveau restant) ÷ 100. Avec un réservoir de 50 litres rempli à 30 %, la quantité à compléter est 50 × 70 % = 35 litres.
Pour une batterie de 60 kWh à 30 %, le même calcul donne 42 kWh. Il s’agit d’une hypothèse de comparaison et non d’une instruction de charger systématiquement à 100 %, ce qui dépend du véhicule, du trajet et des recommandations du constructeur.
Étape 2 : coût de l’achat
Le coût de l’énergie achetée est la quantité à compléter multipliée par le prix de la station. Pour 35 litres à 1,80 €/L, le coût est de 63 €. À 1,76 €/L, il est de 61,60 €, soit 1,40 € d’écart avant prise en compte du trajet.
Une borne sans prix au kWh fiable n’est pas introduite avec une valeur moyenne. Elle reste hors comparaison, car un prix inventé pourrait désigner à tort la borne comme la moins chère.
Étape 3 : énergie consommée par le détour
Lorsque la station impose un aller-retour spécifique, la consommation du détour est : kilomètres supplémentaires × consommation ÷ 100. Un détour de 8 km avec une consommation de 6,5 L/100 km utilise environ 0,52 litre.
Si le carburant de référence vaut 1,80 €/L, ce détour représente environ 0,94 €. Le gain brut de 1,40 € tombe donc à 0,46 € avant même de valoriser le temps. La station la moins chère au litre n’est plus nécessairement la meilleure décision.
Étape 4 : temps supplémentaire
Les minutes supplémentaires restent affichées comme une information distincte. Elles ne sont plus converties en euros dans l’économie annoncée, car la valeur personnelle du temps varie selon l’utilisateur et le contexte du trajet.
L’explication affichée distingue donc le coût de l’achat, le coût de l’énergie consommée pour le détour et la durée estimée. Le classement monétaire repose sur la quantité réellement achetée et le détour, puis la distance départage les stations offrant la même économie.
Exemple complet
Prenons un réservoir de 50 L, rempli à 30 %, une consommation de 6,5 L/100 km et 35 L à acheter. La station A est sur le trajet à 1,80 €/L : achat 63 €. La station B est à 1,76 €/L : achat 61,60 €, mais elle ajoute 8 km.
Le détour consomme 0,52 L, soit environ 0,94 € au prix de référence. Le coût énergétique de B atteint donc 62,54 €. Son avantage monétaire n’est plus que de 0,46 €. Le temps supplémentaire est affiché à part afin que le conducteur puisse juger lui-même s’il accepte ce détour.
Cas particulier de l’électricité
Pour un véhicule électrique, la quantité achetée est en kWh. Le détour consomme également des kWh selon la consommation renseignée. À prix identique, l’algorithme privilégie la borne la plus proche afin de ne pas envoyer l’utilisateur vers une borne équivalente située plusieurs kilomètres plus loin.
La puissance de charge influence surtout la durée de l’arrêt. Elle ne remplace pas le prix au kWh. Un tarif à la minute ou des frais d’occupation exigent une information supplémentaire et ne peuvent pas être comparés correctement avec un simple prix énergétique.
Limites et bonnes pratiques
La consommation réelle varie avec la vitesse, la météo, le relief, la charge du véhicule et la circulation. La distance routière peut également différer de la distance directe. Le résultat est donc une estimation documentée, pas une garantie d’économie.
Pour améliorer le résultat, renseigner une consommation observée sur plusieurs trajets, maintenir la jauge à jour et vérifier le prix à l’arrivée. Si une donnée paraît incohérente, le signalement permet de la contrôler.